Comment faire du vibe coding ?

Publié le

17/9/26

-

5 min

Main humaine droite et main gauche de robot tapant sur un clavier d'ordinateur.

Sommaire

Résumer cet article avec une IA

Vous ouvrez un outil de vibe coding, vous décrivez votre idée en deux phrases, et trente secondes plus tard un écran ressemble à une vraie application. La sensation est grisante. Puis, trois jours plus tard, au moment d'ajouter une fonctionnalité ou de préparer le déploiement, tout se grippe : les modifications s'empilent, les bugs se superposent, et vous passez plus de temps à corriger qu'à construire.

C'est le piège classique. Le vibe coding est un accélérateur réel, pas une baguette magique, et la différence entre un prototype qui tient et un code ingérable ne vient pas de l'outil mais de la méthode autour. Voici comment faire du vibe coding proprement, en cinq étapes, avec des modèles de prompts prêts à réutiliser.

Le vibe coding, c'est quoi concrètement ?

En deux mots : vous décrivez votre intention en langage naturel, un modèle de langage génère le code, et vous itérez jusqu'au résultat voulu. Ce n'est pas « zéro contrôle », mais un contrôle par l'intention couplé à une validation active. Si vous ne validez pas chaque étape, vous laissez l'IA décider seule de l'architecture, de la gestion des erreurs et parfois de la sécurité. Et elle ne connaît pas votre métier.

Comment faire du vibe coding en 5 étapes ?

La méthode tient en cinq étapes : cadrer, prompter précisément, générer par petits morceaux, tester à chaque tour, vérifier avant de livrer. Voici le détail de chacune.

     1. Cadrer le besoin et choisir l'outil.

L'IA génère du code générique si vous lui donnez un contexte générique. Avant tout prompt, notez en quelques lignes l'objectif produit, la stack cible, les règles métier non négociables et un exemple de données réelles. Un vrai cahier des charges accélère tout, car chaque élément devient du contexte exploitable. Choisissez ensuite l'outil adapté à votre projet, web, application ou automatisation, à comparer dans notre sélection d'outils IA.

     2. Écrire un prompt précis

Un bon prompt n'est pas une phrase, c'est une mini-spécification : contexte, comportement attendu, critères d'acceptation, exemple d'entrée et de sortie. Trois modèles réutilisables juste en dessous.

     3. Générer par morceaux atomiques

Ne demandez pas « construis toute l'application ». Demandez un module, un endpoint, un composant. Ces morceaux sont testables, réversibles et faciles à remplacer si l'IA part dans la mauvaise direction.

     4. Tester et itérer à chaque tour

Après chaque génération, testez le comportement attendu, repérez l'écart avec votre spec, corrigez par un prompt ciblé. Cette boucle est le cœur du vibe coding, ne la sautez jamais pour aller plus vite.

     5. Vérifier avant de livrer

Tests sur les comportements critiques, secrets hors du code, revue humaine des parties sensibles. Ce sont les garde-fous minimaux avant toute mise en ligne, et ils touchent directement à la sécurité de votre application.

À retenir : avancez par petits morceaux validés un à un. Un module, un test, le suivant. C'est ce qui vous garde maître de ce qui entre réellement dans votre code.

À quoi ressemble un bon prompt de vibe coding ?

À une mini-spécification, pas à une phrase vague. Plus vous donnez de contexte et de critères, plus le premier jet est exploitable. Voici trois modèles à adapter à vos projets.

Modèle 1 : Le brief produit

Contexte : application SaaS de gestion de devis pour artisans.

Objectif : formulaire de création de devis avec calcul automatique de TVA.

Stack : React + Node.js + PostgreSQL.

Critères d'acceptation : le total TTC se recalcule à chaque modification de ligne,
les données sont validées côté serveur, les erreurs s'affichent au bon endroit.

Exemple de données : [votre JSON ici].

Modèle 2 : L'implémentation par modules

Sur la base du schéma de base de données suivant : [votre schéma ici].
Implémente uniquement l'endpoint POST /quotes avec validation des entrées,
gestion des erreurs HTTP et retour JSON normalisé.
Ne touche pas aux autres routes existantes.

Modèle 3 : Le debug assisté

Voici l'erreur obtenue : [collez le message exact].
Voici le contexte d'exécution : [environnement, version, données utilisées].
Mon hypothèse : [ce que vous pensez être la cause].
Écris d'abord un test qui reproduit le bug, puis propose un correctif avec explication.

Quand l'IA s'entête dans une mauvaise direction, ne reformulez pas la même demande en boucle. Ajoutez une contrainte ou un contre-exemple explicite : « La solution ne doit pas utiliser X à cause de Y. Voici un cas où l'approche actuelle échoue : [exemple]. »

À retenir : un prompt précis, découpé et contextualisé vaut mieux que dix reformulations vagues.

Comment déboguer du code généré par l'IA ?

En traitant la cause, pas le symptôme. L'IA a tendance à corriger la ligne qui lève l'erreur sans chercher pourquoi elle se trouve dans cet état. Deux signaux doivent vous alerter, avec la bonne parade pour chacun :

Signal d'alerte Ce que ça révèle La parade
Le bug est corrigé mais réapparaît ailleurs L'IA traite le symptôme, pas la cause Demandez-lui d'abord un test qui reproduit le bug. Si elle n'y arrive pas, c'est qu'elle n'a pas compris le problème.
Le nombre de fichiers modifiés explose sur une correction simple Divergence architecturale Un patch ne suffit plus. Reprenez le module depuis une spec plus claire.

Ce réflexe du test qui reproduit le bug avant toute correction vous épargne des heures à tourner en rond.

Que vérifier avant de mettre son application en ligne ?

Que le code généré ne cache ni dette technique ni faille de sécurité. C'est l'étape la plus négligée, et la plus coûteuse une fois en production : secrets sortis du code, dépendances scannées, permissions au strict nécessaire, environnements de développement et de production séparés, et revue humaine sur tout ce qui touche à l'authentification, aux données utilisateurs et aux paiements.

Ce n'est qu'un aperçu. Le vibe coding n'est d'ailleurs pas adapté à tout : sur un système régulé ou du code critique, une conception classique reste préférable. Et faire passer un prototype en véritable application reste un métier à part entière, avec ses exigences de tests et de maintenance, que peut prendre en charge un process de développement logiciel structuré.

Un accélérateur, à condition d'avoir la méthode

Faire du vibe coding correctement tient à quatre réflexes : intention structurée, morceaux atomiques, validation à chaque tour, garde-fous avant livraison. Rien de plus compliqué. Mais chaque étape sautée se retrouve dans votre dette technique trois semaines plus tard.

Si vous avez une idée produit et voulez la transformer en prototype livrable sans accumuler de dette ingérable, c'est exactement la démarche qu'on applique chez Easyweb, du brief d'une page au premier prototype. Parlons de votre projet.

FAQ

Faut-il savoir coder pour faire du vibe coding ?

Pour générer un prototype simple, non. Pour piloter les itérations, repérer une réponse douteuse de l'IA et valider ce qui part en production, une compréhension minimale du code reste nécessaire.

Combien de temps faut-il pour un premier résultat ?

Quelques minutes suffisent pour un premier écran fonctionnel. La vraie durée se joue ensuite, sur la fiabilisation et les tests, surtout si vous visez un MVP exposé à de vrais utilisateurs.

Que faire quand l'IA génère un code qui ne marche pas ?

Ne relancez pas le même prompt. Décrivez précisément l'erreur et le comportement attendu, ajoutez le contexte manquant, et corrigez une chose à la fois. La qualité de la correction dépend de la précision de votre retour.

Le vibe coding fonctionne-t-il pour une application mobile ?

Oui, plusieurs outils génèrent des applications mobiles. La logique reste la même : cadrer, prompter, tester, itérer, puis fiabiliser avant publication.

Le vibe coding récompense la méthode, pas la précipitation

Faire du vibe coding correctement tient à quatre réflexes : une intention structurée, des morceaux atomiques, une validation à chaque tour et des garde-fous avant livraison. Rien de plus compliqué. Mais chaque étape sautée finit dans votre dette technique deux ou trois semaines plus tard, au pire moment, celui où vous vouliez enfin déployer.

La bonne nouvelle, c'est que la méthode s'apprend vite et se réutilise sur tous vos projets. Les modèles de prompts ci-dessus sont un bon point de départ : gardez-les sous la main, adaptez-les à votre stack, et affinez-les au fil de vos itérations.

Alexis Chretinat - Business Strategist
Moi c’est Alexis et ensemble on va faire le point sur où vous en êtes et ce qui est possible de faire d’un point de vue tech, financement et commercial !

Alors,
on commence ?